Nom du Village pendant Situation en Algérie : Située dans l'Ouest Algérien au piémont du djebel Gueriane (Volcan éteint), à 14 Km au Sud Sud-Ouest d'Aïn Temouchent sur la N 2 en direction de Tlemcen au pied du Djebel Sebaa-Chioukh. Lat (DMS) 35° 12' 17N Date de création du Village Créée en 1855, Aïn Khial (la source
noire) devint une commune de plein exercice en 1887 (Code insee avant
l'independance : 92113).
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Plan du projet initial
de création du village |
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Le recensement de 1891 (1) dénombre 3371 habitants , dont 535 habitants agglomérés et 494 français. Avec ses annexes, El-Bridj (hameau), Sidi-ben-Hamou, et Guiard (Aïn-Tobia) village de 240 habitants dont 169 français. |
La mairie :Le Maire : Le Secrétaire Général
de Mairie :
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Les Chaouches : Les Gardes champêtres :
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Les Employés aux écritures et comptabilité
de la Mairie : Les Cantonniers : Les Veilleurs de Nuit du village : Les Jardiniers : L'EgliseL'édification de l'église fut prévue dès l'élaboration des premiers plans de la commune. Toutefois, une entente cordiale existait entre les ministres des trois cultes judéo-chrétiens. Petite anecdote : dès le printemps, une cigogne perchée en haut du clocher baptisait les paroissiens le dimanche, qui se retrouvaient malgré eux au lavoir (sous les peupliers à deux pas derrière l’église) pour réparer l’injure faite aux capelines et foulards. Pour la galette des rois dans les années 50, les jeunes du Catéchisme étaient réunis chez Mme Bardoux, le rituel était que l’un de nous se mettent sous la table au moment de tirer la fève ; s’en suivaient de grandes parties de rires. |
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Les Curés
successifs de la Paroisse de 1930 à 1960 furent l'Abbé
Dany, puis l'Abbé Navarro. Ce dernier prit ses fonctions à
son retour de la IIe guerre mondiale. L’Abbé Briès
fut le dernier curé en 1963. Il partit à Oran en 1965
à l’Eglise Saint Eugène jusqu’en 2004. Il
est mort en France en mi 2005.
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la classe des filles du village en 1950 |
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![]() Commerces et activités économiques :Les Hanouts étaient au nombre
de quatre : celui de Mr Dérouich, celui des fils de Kouider Benamar,
celui de Znagui ... et celui Mr Derbal Boumédine. Deux Boulangeries (celle de Mr et
Mme Demaya et celle de Mr et Mme Henry Mestre) répandaient leur
chaude odeur de pain sur tout le village. Le village comptait deux Boucheries Kasher
(celle de René et Léon Karsenty et celle de Maurice Benguigui)
et deux Boucheries Hallal Charcutiers (et éleveurs de cochons) : Mr et Mme Espuche L’abattoir municipal se trouvait au bas du village en face d'une fontaine où l'eau j'aillissait de la bouche d'une tête de lion, sur la berge de l'oued, à droite en prenant la route d’Aïn-Témouchent et en face de chez Carmona, notre garagiste (ce dernier se situait à gauche de l'oued), Moulin à Blé et à Grains
: entre 1920 et 1942 : Famille Martinez (Marie, Antoinette, Aurélie,
Antoine, Michel). Puis vint Mr Vidal et sa famille ; ils ont vendu vers
1950 à la famille Aguière Garagiste et Mécanicien : Mr Carmona Magasin de Cycles et Réparations
: Mr Bouadjar Couturière et dentellière
: Melle Rentero (devenue Mme Schmitt), puis Melle Schmitt (devenue Mme
Kieffer) Bourrelier : Mr Ponsenard (en direction
de Tlemcen) ; Mr Ephraïm Benguigui, dans la rue qui montait vers l’église
procurait aux enfants le cuir pour fabriquer les lances pierres, autrement
appelés des « stacs ». Hammam (ou Bains Maures) : Mme Espuche
Nous avions deux Cafés Européens (celui de la famille Benayoun tenue en gérance par Rolande Ayache, et celui d'Eugène Gonzales), et deux Cafés Maures. Dans la rue du café Gonzales, il y avait une salle qui servait entre-autre de projection pour les films. Le cinéma ambulant allait d’un village à un autre, dont le nôtre. Nous avions notre fanfare, avec comme
Chef de Musique, Mr Barnabé. Mr Delvescovo lui succéda.
Il forma un orchestre de filles en plus de celui de garçons,,
mais hélas, quelques mois après cette création,
il périt dans un accident de moto. |
Dans l'orchestre de filles, on retrouvait notamment Line Guyon au piano et Rolande Ayache à la clarinette. C'était une partie de rire aux larmes quand elle essayait d’imiter Sydney Bechet. Quelle drôlerie ! Egalement à la clarinette, Laïla (la fille du Caïd) et Marie-Thérèse Cachalou. Mr Delvescovo a tenu une place à part : il avait fait participer des jeunes de 12 ans au festival international de musique de Perregaux, dont faisaient partie Jean-Claude Karsenty (saxo alto) du haut de ses 11 ans, avec d’autres jeunes comme Jojo Perez, le fils du garde champêtre et Francis Quessada. Mr Delvescovo est enterré au cimetière d’Aïn Kial. Son fils a fait une belle carrière de concertiste (cor) dans l’orchestre du Capitole de Toulouse sous la direction de Michel Plasson. Parmi les chefs de musique, il y a eu Mr Crespel, et le dernier, Mr Stéphane Slonsky qui était un musicien extraordinaire (saxophoniste et surtout remarquable violoniste) |
Le marché
couvert Le Grand Marché Couvert servait aussi de salle des fêtes pour le bal des vendanges et les manifestations multiples, mais les bals se faisaient aussi et surtout sur la place publique, notamment pour le 14 juillet. |
L'agricultureChaque fermier ou colon cultivait son jardin potager. Plusieurs petits propriétaires terriens indigènes cultivaient des champs de tomates, melons, poivrons, pastèques et épices et vendaient leur production sur le marché. Ce dernier était magique et folklorique. On se délectait de lait de brebis et de petit-lait. |
Les colons, vignerons, éleveurs, fermiers ou métayers (familles) |
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- Mme Adam (chevaux) |
| - Biau |
Il y avait énormément de vignes qui produisaient des
vins à teneur élevée en alcool, mais aussi des
champs de blé parsemés de coquelicots et de boutons
d’or (pour le plaisir des yeux), et d’artichauts sauvages
(pour le régal des gourmands). |
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Les élevages : Chevaux , brebis, chèvres , vaches, énormément de moutons. Panorama :Petit village "à la croisée des chemins",
Aïn Kial est entouré de collines très vertes (anciens
volcans endormis) et de jeunes montagnes (en allant vers Guiard). Généreusement
arboré d’Eucalyptus, de palmiers-dattiers et d'amandiers,
il se trouve à quelques kilomètres de la magnifique plage
de Béni-Saf avec son sable blond et ses pêcheurs de sardines.
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Anecdotes : Enfants, nous fabriquions des "carricos" (des planches avec des roulements à bille et une planche transversale pour tourner et freiner, parfaitement décrites par Mr Caussignac sur le site de Mr Bartolini (2). Nous nous lancions du haut du village dit "nègre", et nous passions à toute allure devant la maison-ferme d’hiver de Benamhed Kouider, qui était aussi le garde champêtre de cette partie du village. |
Le
Monument aux Morts |
Les sensations étaient
assurées et malgré les "savons" magistraux que
nous passait Si Kouider, nous ne pouvions nous empêcher de recommencer
à dévaler les rues du village. Un nomade à la peau sombre - vraisemblablement
natif du Sahara, passait de village en village en compagnie d'un bœuf
paré de rubans et d’étoffes bariolées, avec
des pompons de toutes les couleurs et des clochettes en cuivre. Il le
promenait ainsi dans tout le village en faisant de la musique et en
chantant sa litanie, "traba bono, traba bono". Ainsi il venait
pour faire tomber la pluie sur les récoltes, pour que l’eau
soi-disant tombe plus fort, et par la même occasion ramasser des
pièces de monnaie. Merci à ceux qui ont offert leurs souvenirs et à ceux qui voudront encore enrichir cette page, en nous faisant parvenir des infos complémentaires, des photos, des cartes postales de Aïn Kial etc. --------------------- (2) Claude
CAUSSIGNAC : LES CARRICOS 11 février 1998. (Revue Ensemble N°
215 Pages 52-53 Décembre 1998), Jean-Paul
Gonzalves : LES CARRICOS |
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